production agricole - animale

Outre la production végétale, étudiée dans le chapitre précédent, la production animale est un autre volet de l'agriculture.

 

Les besoins alimentaires

L'homme est un omnivore il a donc besoin d'aliments d'origine végétale et animale. Se nourrir exclusivement de l'un ou de l'autre amène à des carences en vitamine ou protéines essentielles à la vie. Un régime strictement végétalien (pas de consommation de produits provenant des animaux) va rapidement apporté des carences alimentaires (en quelques mois) qui devront être comblées par des apports exogène souvent médicamenteux. A l'inverse un végétarien qui ne mange pas de viande (mais souvent du poisson et/ou des oeufs) trouvera les apports nécessaires pour une vie normale. Différentes études récentes démontrent que la consommation excessive de viande serait à l'origine de certains cancer du colon et d'autres pathologies. Il est donc important d'équilibrer ses apports alimentaires.

 

Comparaison production végétale - animale

L'apport en énergie de 30 tonnes de blé pourrait nourrir 85 adolescent qui gagneront 5 kg chacun, à l'inverse 40 tonnes de luzerne va nourrir 5 veaux qui pourront nourrir 1 adolescent qui gagnera 5 kg. Par conséquent lorsque nous consommons de la viande (ce qui est indispensable) il y a une forte perte d'énergie. Mais quel est l'impact de la production animale sur l'environnement? On constate très vite que l'énergie produite par hectare pour la viande est de 4 à 15 fois inférieure à celle des céréales. Si on regarde la production de gaz a effet de serre, le constat est le même, les animaux produisent des gaz a effet de serre alors que les végétaux réduisent les gaz a effet de serre en utilisant le CO2 pour grandir. Mais alors pourquoi consommer de la viande? Parce que c'est vital.

 

Impact de l'élevage

Pour faire simple, 2 points de vue s'opposent, l'élevage intensif, souvent nommé en batterie et l'élevage extensif ou de plein air. Pour l'éleveur, ce sont 2 philosophies qui s'affrontent, mais aussi 2 fonctionnements économiques extrêmement différents. 

élevage intensif : c'est l'élevage d'un grand nombre d'animaux sur une faible surface. Cette technique permet d'avoir une forte productivité et de produire de la viande à bas prix. Cependant les investissements sont élevés pour les infrastructures et pour la logistique. Par ailleurs, la proximité de nombreux animaux d'une même espèce favorise le développement et la propagation de maladies, par conséquent le traitement préventif phytosanitaire est important sur ces exploitations, de même que les conditions d'hygiènes. L'élevage intensif nécessite aussi de grandes quantités de nourriture (fourrage ou graines) et donc le développement d'agrosystème à fort rendement et à fort impact sur l'environnement.

élevage extensif : c'est l'élevage d'animaux sur une grande surface. Les animaux étant en semi-liberté les frais d'infrastructure et de logistique sont réduits, mais les frais terriens (besoin d'espace) sont eux élevés. Ce type d'élevage est particulièrement avantageux dans les zones peu peuplées et peu propice à l'agriculture. Il va permettre l'entretient d'espaces naturels en limitant les risques d'incendie par exemple et en favorisant la biodiversité par le transport des graines. Ce type d'élevage est souvent pratiqué dans les pays aride où les sols sont impropres à l'agriculture végétale. Toutefois ce type d'élevage a aussi des inconvénients, il peut détruire des écosystèmes fragiles, il a un faible rendement et nécessite des espèces plus résistantes, donc à moins bon rendement, de plus le suivi et le rassemblement des troupeaux est parfois compliqué. Les troupeaux sont aussi à la merci des prédateurs et les éleveurs doivent trouver des parades pour s'en prémunir, comme le chien de troupeau pour lutter contre le loup dans les alpes.

chapitre précédent :

Production agricole - végétale

chapitre suivant :

Agriculture, Homme et avenir

1 vote. Moyenne 4.00 sur 5.

Date de dernière mise à jour : 03/01/2013