notion d'espèce

Chapitre 3. La notion d'espèce

3.1/ Définitions

Avant d'aller plus loin il faut définir ce qu'est une espèce et à qui s'applique cette définition. Est-ce que la notion d'espèce intervient pour tout les êtres vivants, comment doit on définir des critère pour les espèces?

Nous allons travailler sur des photographies  d'êtres vivant que nous allons essayer de regrouper. Après un premier essai on constate que regrouper les animaux en fonction de là où ils vivent (dans l'eau, sur la terre, dans la terre, dans les airs) donnent des choses bizarres et on ne sait pas où placer certains animaux. On a donc essayé de classer par une autre méthode (la texture de la peau), mais là aussi c'était imparfait. On a fini par choisir comme premier critère le nombre de pattes (mais on avait un soucis avec les serpents), les autres animaux arrivaient à rentrer dans un grand groupe, puis on a fait des séparations dans le groupe.

Espèce : Ensemble d'êtres vivants partageant des caractères communs visibles (nombre de pattes, tête, etc…) et pouvant avoir une descendance qui est féconde (leurs enfants peuvent avoir des enfants). La notion d’espèce s’applique à tous les êtres vivants.

La race : C’est une création humaine qui vise a sélectionner une population en fonction de caractère physique précis. Dans la nature les races n’existent pas et elles ne peuvent exister sans la présence de l’Homme.

Lorsque nous classons les espèces en fait on range les animaux dans des groupes.

 

3.2/ La classification des espèces chez les plantes

Les plantes, comme tous les êtres vivants, sont classées en fonction de critères visibles. Nous allons ici expliquer le fonctionnement d’une clé de détermination.

A chaque étape, nous allons utiliser un critère qui va nous permettre de choisir. Pour les plantes le premier critère va être de savoir si la tige est en bois ou non. On répond à la question et on suit la flèche correspondant à la réponse. On procède de la même manière pour le critère suivant et ainsi de suite. Critère après critère on va suivre les flèches pour arriver à la dénomination de l’espèce.

L’espèce est donc caractérisé par une ensemble de critères qui font que les 2 végétaux peuvent être très proches, mais ne sont pas identiques.

Pour mettre en pratique l'utilisation d'une clé de détermination, nous allons réaliser un herbier. Les élèves devront utiliser la clé de détermination suivante : cle-determination-belgique.pdf cle-determination-belgique.pdf pour déterminer les espèces récoltées. Pour savoir comment réaliser votre herbier, suivez la fiche pratique.

3.3 La classification des espèces chez les animaux

Pour les espèces animales on peut aussi utiliser une clé de détermination. Mais nous pouvons aussi faire une approche par une classification emboîtée (utilisable aussi pour les végétaux). La classification emboîtée, c'est le fait de ranger les espèces par des critères commun dans des grandes boites. Par exemple pour les êtres vivants, la première grande boite, nous aurions à l'intérieur 2 grandes boites, 1 pour les végétaux et 1 pour les animaux. Dans la boite des animaux on va encore faire des classifications comme par exemple le nombre de pattes, d'antennes, etc...

 Pour commencer la découverte de la classification par les élèves nous avons opté pour une approche intuitive. Nous avons distribué des photos d’animaux (environ 10 a un groupe de 3 élèves) et on leur a demandé de classer les animaux. On les laisse découvrir. Mais ils doivent justifier leur classement. On se rend compte que les élèves par défaut classent les animaux par milieu de vie. Hors quand on leur demande d'expliquer pourquoi le dauphin (ou la baleine) qui sont des mammifères ne sont pas classés avec les autres mammifères, ils se rendent compte que le milieu de vie ne permet pas un classement efficace et juste des espèces.

On refait le même exercice mais en classant les animaux en fonction de leurs ressemblances. Détermination d’attribut pertinent pour chaque espèce. Chaque attribut correspond à un ensemble dans lequel on place tous les animaux le possédant.

 Principe de la classification emboîtée : on choisit un attribut (critère) et on met dans la boite (l’ensemble) tous les animaux qui ont ce critère. Puis on choisit un deuxième critère, puis on place dans un sous-ensemble (une nouvelle boite dans la première) tous les animaux qui ont ce critère. On va continuer ainsi pour classer tous les animaux. On commence par des critères simple, comme la présence d'un orifice pour se nourrir (bouche), un axe de symétrie, puis au faire et à mesure on ajoute des attributs de plus en plus compliqués.

 La classification emboîtée peut paraître compliquée, mais c’est la méthode que nous employons naturellement pour classer des animaux lorsque nous les voyons. Imaginez que vous devez ranger vos jouets. Vous aller les regrouper par ressemblances, les jeux de sociétés avec les jeux de sociétes, les poupées avec les poupées, les playmobil avec les playmobil etc... Pour les animaux nous allons faire la même chose.

La première chose à faire est donc de faire un tableau avec des critères précis de choix. Puis on remplit le tableau et enfin on fait les boites. Comme ci dessous.

classification.jpg

Voilà vous savez maintenant classer les animaux. A vous de vous entrainer.

 

3.4 Quelques cas particulier.

Comme vous le savez tous, le mûlet ou mûle est le petit d'un âne et d'une jument. Donc la définition d'espèce doit être fausse.... En fait, on voit dans cet exemple l'importance de la définition. La définition nous dit que :

Espèce : ensemble d'êtres vivants partageant des caractères communs visibles (nombre de pattes, tête, etc…) et pouvant avoir une descendance qui est féconde.

Or dans le cas de la mûle l'animal est stérile. Donc la descendance de l'âne et la jument n'est pas féconde. Ceci confirme que l'âne et la jument sont issus de 2 espèces proches, mais différentes.

On trouve peu d'exemple dans la nature de tels croisements. Souvent ils sont le fait de l'homme qui a rapproché des espèces qui vivent normalement très loin l'une de l'autre. Ces animaux sont appelés des hybrides. Les zoos ont vite vu l'intérêt de ces hybrides et ils ont essayé divers hybrides afin d'attirer un public friand de nouveautés. Ci-dessous quelques exemples en photographie des différents hybrides connus.


ligre.jpgzorse.jpgtiglon.jpgLe ligre : bébé d'un lion et une tigresse - Le tiglon : bébé d'un tigre et d'une lionne - Le zorse : bébé d'un cheval (horse) et d'un zèbre

Tout ces animaux sont stériles. Par ailleurs, la plupart d'entre eux ne vivent pas dans les mêmes régions du monde et n'ont pas normalement les mêmes périodes de reproduction.

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Date de dernière mise à jour : 03/09/2013