production viande et technologie

la production de viande grâce à la technologie

 Problématiques : La technologie est elle la solution pour augmenter la production de viandes ?

 

Introduction :
Toutes les études démontrent que la population mondiale ne cesse d'augmenter. Selon l'ONU la population a été multipliée par 6 depuis les années 1930 et a doublée depuis  1960 (voir Doc. 1 ci-dessous). Avec l'augmentation de la population mondiale se pose le problème de comment nourrir l'humanité.

graphique d'évolution de la population mondiale de 1900 à nos jours avec une projection pour les 50 années à venir

 Actuellement nous consommons plus de denrées alimentaires que ce que la Terre peut produire. Nous vivons par conséquent à crédit sur notre planète en épuisant les ressources. Par ailleurs, il existe de très fortes inégalités entre les pays du monde et les richesses alimentaires ne sont pas équitablement réparties. Les progrès de la science ont permis de faire évoluer les techniques agricoles et d'augmenter les rendements. Ainsi, selon le ministère de l'agriculture, une même surface agricole produit aujourd'hui deux fois plus de céréale qu'il y a 40 ans et 10 fois plus qu'il y a 60 ans. La rationalisation de l'agriculture a donc permis d'augmenter la production en France alors même que les surfaces cultivées ont tendance à diminuer.

Toutefois, on constate que la demande de viandes au niveau Français et mondial a dans le même temps lui aussi explosé. En effet l'ensemble des pays consomment de plus en plus de viandes. La consommation de viandes, bien que nécessaire au développement humain ne cesse d'augmenter. Dans ce document nous allons analyser les conséquences de l'augmentation de la consommation de viandes ainsi que les risques pour la santé d'une trop forte consommation de viandes. Nous étudierons les possibilités technologiques qui pourraient permettre de produire plus de viandes et enfin nous proposerons des solutions pour limiter la consommation mondiale de viandes.

 

La consommation mondiale de viandes
Selon l'ONU la consommation mondiale de viandes est de 41,8 Kg/an/habitant. Toutefois, ce chiffre seul présente mal la réalité. En effet, il y a d'énormes différences entre les pays développés et les pays non développés. Alors que dans les pays développés, la moyenne est de 76 Kg/an/habitant, certains pays en voie de développement ne dépasse pas les 10 Kg/an/habitant. Or si la consommation de viande est trop élevée par rapport aux besoins alimentaires (voir plus bas) dans les pays développé, elle n'est pas suffisante dans certains pays en développement. Avec l'enrichissement des pays émergeant, de plus en plus de personnes consomment de la viande. La viande est considérée, dans les pays en développement, comme un gage de richesse et de réussite sociale. Actuellement l'augmentation de la consommation de viandes et d'environs 4% par an dans les pays asiatiques en développement.

En France et aux États-Unis, la consommation de viande est en léger recul depuis ces dernières années, peut être dû à une prise de conscience de la population, à moins que ce ne soit dû à la crise.

 

Viande et santé
De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence que la surconsommation de viande rouge pouvait être à l'origine de différents cancers (colon, pancréas, vessie,...) mais aussi pourrait être impliqué dans le diabète de type 2. Par ailleurs il est connu depuis de nombreuses années que la consommation régulière de charcuterie favorise les risques de maladies cardiovasculaires et d'infarctus (crise cardiaque). Selon le chercheur T. Colin  «Nous sommes fondamentalement une espèce végétarienne, et nous devrions consommer une grande variété d’aliments végétaux et réduire au minimum notre consommation de nourriture animale. » et l'Homme n'aurait besoin que de 20 à 25 Kg/an/habitant de viande, soit environ 500 grammes par semaine. En effet, l'Homme de par son histoire et sa physionomie n'a jamais été un bon chasseur. Il se nourrit plus de végétaux (fruits et légumes) que d'animaux. Toutefois, les études ont démontré que les protéines animales sont nécessaires au bon développement de l'être humain. Les personnes pratiquant des régimes avec une absence totale de protéine animale, comme les végétaliens présentent rapidement de nombreuses carences si ils ne compensent pas par un apport médicamenteux de protéines animales.

La viande présente aussi un danger pour la santé de par sa nature même. La viande est un aliment qui se périme vite, qu'il est compliqué de conserver et qui peut propager de nombreuses maladies mortelles. C'est pour cette raison que la viande fût bannie dans de nombreuses religions. A l'heure actuelle, avec la démocratisation des réfrigérateurs, le commerce et la consommation de viandes a été facilité.

Les besoins de la production de viande.
Pour produire de la viande consommable par les êtres humains un animal doit être nourri par des végétaux. Or il y a une forte de baisse de rendement entre les plantes produites et la viande produite comme ont peut le voir sur les diagrammes suivants:
soure : http://www.planetoscope.com/

 

Il parait donc évident que produire de la viande consomme énormément de ressources. Des ressources en eau, céréales, pesticides et autres produits chimiques. Si on replace ce schéma dans l'idée de l'augmentation de la population mondiale et de l'augmentation de la consommation mondiale de viande on peut dire que la surface agricole mondiale ne va pas suffire à nourrir la planète. Ceci met donc la pression sur les espaces naturels protégés et augmente les risques de déforestation. 

 

Pour réduire, les temps de croissance des animaux, et les coûts de production,  la technologie a apporté des solutions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vitesse de croissance des animaux.
Prenons l'exemple de la croissance des poulets pour expliquer l'apport de la technologie sur la vitesse de croissance des animaux. Il y a 30 ans un poulet mettait 80 à 90 jours pour atteindre sa taille et son poids d'abattage. Aujourd'hui le même poulet fini à l'abattoir en 38 à 40 jours. Quelles sont les origines de cette évolution. On pourrait croire que c'est du à l'alimentation mais il n'en est rien. Pour arriver à un tel résultat, c'est la science qui a joué un rôle. Pour arriver à une telle vitesse d'évolution des poulets, il a fallut optimiser toutes les étapes de la croissance des animaux. Dès l'éclosion les poussins sont mis dans des grands hangars chauffés. Ils sont en moyenne 20 poussins par mètre carré. Pour optimiser la croissance des poulets et éviter le stress, tout est automatisé, les rations alimentaires sont apportées 5 à 6 fois par jour. Pour éviter les contaminations, les poussins reçoivent des compléments alimentaires (vitamines, hormones et antibiotiques). La lumière, l'aération et la hauteur des mangeoires sont gérées automatiquement par des ordinateurs. L'éleveur ne rentre quasi jamais dans l'élevage pour ne pas stresser les animaux qui pourraient se blesser entre eux. Pour éviter que les animaux ne se blessent entre eux, les ont leur coupe les ergots (les griffes situées à l'arrière des pattes) et on leur coupe au laser le bout du bec pour ne pas qu'ils se picorent entre eux. Après  40 jours de croissances, les poulets partent à l'abattoir. Le produit final (la viande) va alors subir quelques contrôles sanitaires pour savoir si les taux d'hormones, antibiotiques et autres composés vétérinaires sont dans les taux acceptables.

Ces techniques ont aussi été appliquées à différentes espèces. Pour les vaches par exemple, les espèces ont été sélectionnées manuellement pour avoir des races à viande. Toutefois, un pas a été franchi avec l'utilisation de médicaments proche de ceux utilisé chez l'Homme pour augmenter la rentabilité. Le but des éleveurs, réduire les coûts pour pouvoir survivre. Plus récemment encore, en Argentine, les meilleurs reproducteurs de chaque espèce ont été clonés afin d'augmenter encore le profit.
Exemple de sélection génétique des poulets.

evolution du poids des poulets suite à la sélection génétique

Les chercheurs ont analysé la croissance de 540 poulets de trois souches différentes : deux souches de 1957 et de 1978 qui proviennent du Contrôle des viandes de l'Université de l'Alberta et une souche commerciale de 2005. Les souches commerciales de 2005 présentent plus de déformation des organes sexuel que les anciennes races.  Photo :  Huffington Post

Produits vétérinaires et nouveaux risques
Toutefois les techniques modernes d'élevage ont provoqué l'apparition de nouveaux risques sanitaires en raison des produits sanitaires utilisés pour éviter les infections et maladies des animaux d'élevage.

Pour éviter les maladies dans les élevages, les éleveurs donnent aux animaux des antibiotiques en prévention. En effet, une épidémie dans un élevage, quel que soit l'élevage, est une réelle catastrophe pour un éleveur. En général quand une maladie se déclare dans un élevage industriel 90% de la production du bâtiment est perdue. C'est pour cette raison que les éleveurs industriels ont des règles d'asepsie très importantes dans leurs bâtiments et c'est aussi pour cette raison qu'ils font consommer des antibiotiques aux animaux. Par ailleurs, les antibiotiques permettent aux animaux de grandir plus vite. Problème les antibiotiques vétérinaires, utilisés pour les animaux, se retrouvent souvent à l'état de trace dans la viande. Les mécanismes des antibiotiques sont les mêmes pour les différentes espèces de bactéries. On peut donc se demander si ces antibiotiques vétérinaires n'ont pas un effet sur la santé humaine. Récemment un professeur Coleman, a trouvé un nouvelle bactérie résistante qui se développe chez les bovins avant de contaminer l'Homme. Preuve est donc faite que le traitement préventif des animaux par les antibiotiques comporte un risque pour la santé humaine.
Les éleveurs industriels utilisent d'autres composés que les antibiotiques pour garder les animaux en bonne santé. Deux études récentes menées en 2011 et 2012 ont démontré des traces de produits vétérinaires présents dans la viande destinée à la consommation humaine. Certains de ces produits sont interdits, d'autres sont tolérés à faible dose. Le problème c'est que les actions conjugués de ces produits commencent seulement à être étudiés. Il se trouve que certains produits n'ont pas d'effet, aux doses présentes dans la viande, chez l'Homme lorsqu'ils sont seuls. Par contre, la conjugaison de 2 produits à dose dites non toxiques  se révèlent en réalité dangereuse, avec des risques de cancer, et d'apparition de maladies génétiques.
Il y a donc des travaux à réaliser avant de dire que la viande industrielle est sans danger.

 

 

 

Toutefois ces productions intensives ont parfois des effets sur la santé humaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les risques de la production intensive.
Pour comprendre les risques de la production intensive de viande, regardons le petit film de Louis Rigaud : Copier-Cloner.

 

 

Dans cette vidéo l'auteur dénonce la gestion d'une ferme comme un outil informatique. Bien que caricatural, il n'est pas si loin de la réalité. Dans sa vidéo il dénonce le fait de breveté le vivant, de l'élevage intensif, de maladies génétiques et donc de danger pour l'Homme. Mais est-ce une mythe ou une réalité? 
Dans les faits on n'est pas très loin de la réalité. L'élevage intensif mène à différents problèmes de santé publique. On va poursuivre notre exposé en parlant de 2 choses la maladie de la vache folle et l'analyse de viandes.

 

La vache folle
La vache folle ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) est une maladie neurodégénérative dans laquelle les neurones du cerveau de l'animal sont progressivement détruit, ce qui le fait ressemble à une éponge. Qu'elle est l'origine de cette maladie ? Sans rentré dans les détails de cette maladie on va essayer de comprendre comment elle est arrivée chez la vache, puis après à l'Homme. Au départ, la maladie était présente chez les moutons. Chez les moutons la maladie s'appelle la tremblante du mouton. Mais comment une maladie du mouton est arrivée chez la vache ? Dans les années 80, les abattoirs avaient beaucoup de carcasses d'animaux dont ils ne savaient pas quoi faire. Les incinérer coûtaient cher. Les abattoirs ont donc eu l'idée de valoriser ces déchets. Ils ont réduits en poudre les carcasses d'animaux pour créer des farines animales. Ces farines d'animaux, ont alors été proposées aux éleveurs, à un très faible coût.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie :

http://raymond.rodriguez1.free.fr/Documents/Agro-alim/rendement_ble.jpg

http://www.planetoscope.com/elevage-viande/1235-consommation-mondiale-de-viande.html

http://globometer.com/elevage-viande-france.php

http://www.consoglobe.com/consommation-de-viande-et-sante-cg

Livre de SVT 5eme, Belin, l'équilibre alimentaire. 

http://www.irishexaminer.com/archives/2011/0604/ireland/fears-over-new-strain-of-mrsa-bug-156829.html

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Date de dernière mise à jour : 22/12/2014